Le tombeau du Soldat inconnu

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Après la signature de l’Armistice à Rethondes (Oise) le 11 novembre 1918, la France entame une longue période de deuil : 1,4 million de soldats sont morts ou disparus, 3,6 millions sont blessés, plus de 500 000 ont été faits prisonniers. Les corps des soldats sont rassemblés et inhumés dans des cimetières militaires et des nécropoles nationales, comme Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) ou Douaumont (Meuse). Les ossuaires regroupent les corps non identifiés. Toutes les communes élèvent des monuments aux Morts.

Le 20 novembre 1916, alors que la bataille de Verdun fait encore rage, le président du Souvenir Français de Rennes, F. Simon, suggère que la France honore, au Panthéon à Paris, un soldat mort pour la Patrie. L’idée est lancée. Le 8 novembre 1920, les députés votent une loi à l’unanimité afin que les honneurs du Panthéon soient rendus aux restes d’un des soldats non identifiés « mort au champ d’honneur » et sa dépouille  inhumée sous l’Arc de Triomphe.

Huit corps de soldats non identifiés, recueillis dans les différents secteurs du front sont alors transportés dans la citadelle de Verdun. Le 10 novembre 1920, le soldat Auguste Thin, fils d’un combattant « Mort pour la France », est choisi pour désigner « le Soldat inconnu ». En présence du ministre des Pensions, André Maginot, il est chargé de déposer un bouquet sur l’un des huit cercueils qui sera transporté à Paris. Le 11 novembre 1920, après une cérémonie émouvante au Panthéon, ce cercueil est déposé dans l’une des salles de l’Arc de Triomphe aménagée en chapelle ardente. Le 28 janvier 1921, Le « Soldat inconnu » est inhumé dans un caveau sous l’arche principale face aux Champs-Élysées.

En 1976, l’adjudant chef THUAIR, de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris crée l’hymne « Honneur au Soldat inconnu ».

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